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Sexualité/Tantra

Pourquoi la plupart des femmes n’arrivent pas à avoir d’orgasme

Saviez-vous que seules 25% des femmes avaient constamment un orgasme pendant les rapports sexuels ?

Selon une analyse de 33 études des 80 dernières années, menée par Elisabeth Lloyd, dans son livre The Case of the Female Orgasm, 50% des femmes atteignent parfois l’orgasme, 20% en ont rarement, et 5% n’en ont jamais.

Vous imaginez ?

Au fur et à mesure que je voyage dans le monde, et assiste à des ateliers de tantra et de sexualité consciente, il y a toujours quantités de femmes qui ne peuvent ressentir de plaisir, parce que leur clitoris et leur vagin sont complètement insensibles. et à chaque fois, il y a au moins une femme qui n’a JAMAIS atteint l’orgasme – même après des dizaines d’années de rapports sexuels.

Beaucoup de femmes avec lesquelles je travaille ont perdu leur désir de faire l’amour, ont été victimes d’abus, et ont peur, ou pensent qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez elles, parce qu’elles ne ressentent pas le plaisir dont elles entendent les autres femmes parler.

Voyons certaines raisons qui expliquent pourquoi c’est le cas.

Les vagins ne sont pas des cylindres pour pénis

D’un point de vue reproductif, le pénis pompe le vagin, ce qui accroît l’excitation, afin de diriger toute l’énergie orgasmique dans l’expulsion du sperme à travers un canal, dans l’espoir de féconder un oeuf. Cela se rapproche du fait de remonter une boîte à musique et de la laisser aller. C’est bien sympa. Et en l’occurrence, le vagin est véritablement le réceptacle qui excite le pénis à l’intérieur, et aide à diriger le sperme là où il doit aller.

Mais, au-delà de ce modèle de rapports reproductifs, le vagin (aussi appelé yoni) a de bien plus grandes capacités. C’est un organe doté de plis et muscles pulpeux et, très honnêtement, un esprit à lui tout seul lorsqu’il est content et excité.

Lors de la reproduction, il doit être serré. Mais ceci réduit sa sensibilité au plaisir, de la même façon qu’un boxeur contracte ses muscles abdominaux pour prendre un coup. Au plus le yoni est serré (et au plus le pénis est dur), au moins il est sensible. Au fur et à mesure que le temps passe, et que la femme a de plus en plus de rapports de type procréateur, son yoni se désensibilise naturellement – comme une protection -, puisqu’elle doit toujours être serrée pour que le pénis aille d’avant en arrière. Elle se protège littéralement, à chaque poussée. Il y a des fois où c’est agréable. Néanmoins, une protection finit par se créer.

Mais quand elle a l’occasion de se détendre, et d’avoir un rapport connecté, ses parois  reprennent vie. Quand le pénis entre et se « branche » sans se « débrancher » continuellement, elle est capable de se détendre entièrement, et de réellement sentir ce qu’il se passe. En fonction du plaisir qu’elle ressent, ses parois peuvent se mettre à osciller – littéralement à crouler sous les vagues de plaisir, le long de la hampe du pénis. C’est souvent décrit comme si le yoni « trayait » le pénis… ce qui est extrêmement agréable pour les deux partenaires.

A chaque vague de plaisir que ressent son yoni, les délicates terminaisons nerveuses de ses parois vaginales envoient des vagues de plaisir à travers tout son corps. Elle ressent ce flot orgasmique jusqu’aux bouts des doigts et au sommet de la tête. Son partenaire a simplement besoin de rester connecté à elle, et ils peuvent surfer ensemble sur cette incroyable vague orgasmique.

Son coeur doit être ouvert

Nous sommes des créatures magnétiques. Dans de nombreuses école de tantrisme, nous apprenons que le pôle positif d’une femme est son coeur, et que son yoni est négatif. Le pôle positif « donne », et le pôle négatif « reçoit. » (C’est l’inverse chez les hommes – d’où le fait qu’un flux énergétique circulaire est possible durant les rapports.)

Si vous voulez activer le pôle négatif, vous devez stimuler le pôle positif. (Si on stimule le pôle négatif d’une femme grâce à une stimulation clitoridienne agressive, aussi agréable soit-elle, cela fait se resserrer le yoni, et devient positif. La pression va s’accumuler en elle, comme c’est le cas pour un pénis, et elle va vouloir tout lâcher. Cela peut être très agréable. Mais cela mène à des « rapports de friction », et empêche le flot orgasmique de se véhiculer à travers tout le corps.)

On peut stimuler le pôle positif en caressant les seins d’une façon qui lui est agréable. Ce peut être un défi, puisque les seins et tétons de nombreuses femmes se sont désensibilisés à cause de l’allaitement et de manipulations brusques. De nombreuse femmes disent ne rien ressentir dans leurs seins. Mais avec un toucher et une guérison douce, consciente, cette merveilleuse sensibilité peut revenir.

Mais le meilleur moyen de stimuler son pôle positif est par l’AMOUR.

C’est à travers une véritable connexion, et un coeur ouvert, que son pôle positif est le plus stimulé. C’est en montrant votre amour, en faisant des choses bienveillantes pour elle, en vous liant intimement à elle, et simplement en l’aimant complètement, qu’elle va le plus remplir son coeur. Lorsqu’une femme se sent aimée, son yoni va naturellement s’ouvrir, et elle se languira de fusionner avec vous. Mais si vous éprouvez de l’amour en attendant un retour, elle continuera de se protéger, et de se fermer.

Faire disparaître l’impression d’être utilisée

Barry Long, professeur de tantra, avait l’habitude de dire que « les femmes sont fatiguées d’être utilisées comme des crachoirs pour homme. »

Ces paroles peuvent sembler sévères. Mais historiquement, c’est très juste. Les femmes avaient un rôle à la maison, et dans la relation conjugale. Elles n’étaient pas censées pouvoir dire non aux rapports sexuels. Elles étaient mariées. C’était leur devoir.

Ce n’est qu’après la révolution sexuelle des années 60 qu’a véritablement été rendue populaire l’idée que les femmes pouvaient éprouver du plaisir pendant les rapports, et avoir des orgasmes. Pendant les siècles qui ont précédé, on ne croyait même pas que c’était possible (et encore moins que c’était important). Alors, on ne se focalisait sûrement pas dessus.

Imaginez simplement combien de fois les femmes sont (ou ont été) forcées à avoir des rapports sexuels douloureux et non consentis.

C’est la base historique de nos relations hétérosexuelles d’aujourd’hui. Les fantômes de cette histoire vivent encore parmi nous sous la forme de peurs, de traumatismes, et d’idées reçues à propos des rapports sexuels, et des relations de couple.

Mais à présent, nous apprenons réellement ce que c’est que de faire l’amour.

Dans l’intimité tantrique, on enseigne souvent le sexe sans éjaculation. Pas que ce soit particulièrement mal d’éjaculer – c’est une part importante des rapports sexuels procréateurs. Mais pour aller au-delà du modèle procréateur, il nous faut nous imaginer avoir des rapports intimes avec l’intention de se connecter, et simplement de faire l’amour. L’intention et le but de l’éjaculation nous maintiennent bloqués dans la petite case de la procréation, alors que notre objectif est d’expérimenter ce qui existe au-delà.

Dans de nombreux couples avec lesquels je travaille, les femmes aimeraient essayer de faire l’amour avec leur partenaire sans qu’il ait besoin d’éjaculer. Elles n’apprécient plus le sexe. Elles ont déjà eu trop de rapports non voulus. Leur corps s’est fermé.

Mais l’idée d’être simplement aimée – d’un toucher doux pour le simple plaisir – d’être proche – de se sentir aimée… Oui, elles en ont fort envie.

Mais les choses sont en train de changer

Nous cherchons à présent quelque chose de plus. Nous savons, plus que les générations antérieures, qu’il y a tellement plus de choses derrière la sexualité et l’intimité. Nous avons des droits, une liberté et un choix que nos grands-parents n’auraient pas pu imaginer.

Nous apprenons les secrets de notre corps – bien au-delà de nos instincts animaux, et de notre capacité de procréer.

Nous apprenons à jouer avec le divin et avec les parties infinies de nous-mêmes.

Nous comprenons de quels miracles notre corps est réellement capable – à l’intérieur comme à l’extérieur.

Par le passé, nous avons couru après l’orgasme, parce que nous pensions que c’était le nec plus ultra (ce qui est vrai dans les rapports reproductifs). Mais à présent, le véritable objectif est d’être entièrement orgasmique. C’est notre vraie nature.

Et, alors que les femmes apprennent fonctionner de la sorte, nous n’aurons plus besoin de courir après l’orgasme. Nous ne nous inquiéterons plus de savoir si nous avons un orgasme cette fois-ci ou la fois suivante.

Nous serons simplement orgasmiques – toute la journée – et sans aucun doute dans la chambre à coucher.

Par Katrina Bos, Collective-Evolution

Traduction par Valentin Sterckman, Chercheurs de Vérités

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